Marc Provins

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Periphery

I glide in and out of cities every day, travelling by train between Manchester and Liverpool and back again. Two great industrial behemoths of the Victorian age, the first cities in the world to be joined by steam drawn passenger trains. Gazing out of the window I see the city become suburb, become industrial estate, become wasteland, become countryside. Evidence of man’s relationship with our environment litters the route; cranes going up, derelict buildings crumbling down, manicured hedges in back gardens and then an apple tree covered in an unreachable harvest, grown from a core thrown from a window years ago. Then we edge into the city. It is a collage, a collision of architecture, advertising, artificial light, of shop windows, street furniture, signs and directives. The intensity of human life and culture. Inspired by these journeys, I have been exploring the periphery of towns and cities by foot, investigating the constant battle between nature and the manmade world. I’m using my camera to compile evidence, documenting a power struggle between the natural world we emerged from and the twenty first century human race that we have become. Every city is different, and it would seem the periphery reveals something of the wealth, attitude and governance of the centre. Some cities fade slowly and remain cultivated for mile upon mile, others dwindle quickly into periphery and neglect, passing control back to nature. Accidental tableaux present themselves, bucolic scenes emerge from the urban commotion, but nothing is standing still, everything is gradually changing. Sometimes that change is a result of human intervention, sometimes it is nature reclaiming a space. The end result of each trip is a grid, a short story of our relationship with nature, a visual narrative based on my observations of the periphery of a town or city that also acts as a meditation on the light and the season. My artistic manipulation of the final collage of images and graphic colour blocks is an attempt to inject my own story and experience into the work, recoding and retelling the story of an urban centre.

Périphérie

Je glisse chaque jour dans les villes, voyageant en train entre Manchester et Liverpool et vice-versa. Deux grands géants industriels de l’ère victorienne, les premières villes du monde à être rejointes par des trains de voyageurs à vapeur. En regardant par la fenêtre, je vois la ville devenir une banlieue, devenir une zone industrielle, devenir une friche, devenir une campagne. L’évidence de la relation de l’homme avec notre environnement marque l’itinéraire; grues qui montent, bâtiments abandonnés qui s’effondrent, haies manucurées dans les jardins à l’arrière, puis un pommier couvert d’une récolte inaccessible, développé à partir d’un noyau jeté d’une fenêtre il y a des années. Nous nous dirigeons ensuite vers la ville. C’est un collage, une collision d’architecture, de publicité, de lumière artificielle, de vitrines, de mobilier urbain, de panneaux et de directives. L’intensité de la vie humaine et de la culture. Inspiré par ces voyages, j’ai exploré à pied la périphérie des villes et des cités, enquêtant sur la bataille constante entre la nature et le monde créé par l’homme. J’utilise ma caméra pour rassembler des preuves, documentant une lutte de pouvoir entre le monde naturel dont nous sommes issus et la race humaine du XXIe siècle que nous sommes devenus. Chaque ville est différente et il semblerait que la périphérie révèle quelque chose de la richesse, de l’attitude et de la gouvernance du centre. Certaines villes s’estompent lentement et restent cultivées sur des kilomètres, d’autres s’amenuisent rapidement vers la périphérie et sont négligées, laissant le contrôle à la nature. Des tableaux accidentels se présentent, des scènes bucoliques émergent du tumulte urbain, mais rien ne reste immobile, tout change progressivement. Parfois, ce changement est le résultat d’une intervention humaine, parfois, il s’agit de récupérer un espace. Le résultat final de chaque voyage est une grille, une courte histoire de notre relation à la nature, un récit visuel basé sur mes observations de la périphérie d’une ville ou d’une ville qui sert également de méditation sur la lumière et la saison. Ma manipulation artistique du collage final d’images et de blocs de couleurs graphiques est une tentative d’injecter ma propre histoire et expérience dans le travail, en recodant et en racontant l’histoire d’un centre urbain.